Violences sexistes et sexuelles, la FNCIDFF émet six recommandations pour renforcer la prévention et améliorer la protection des femmes victimes de violences

 

Les violences faites aux femmes nous concernent toutes et tous. Elles prennent différentes formes (harcèlement sexuel, viol, agression sexuelle, cybercontrôle, etc.) et se déroulent dans tous les lieux que fréquentent les femmes : les espaces publics, leur foyer, leur lieu de travail, leur université…

 

Pour lutter contre ces violences, la FNCIDFF et les CIDFF mènent des actions de sensibilisation, informent et accompagnent les femmes victimes au quotidien. À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce sont plus de 170 actions qui ont été mises en place par notre réseau sur l’ensemble du territoire national. Tout au long de l’année, la FNCIDFF et les CIDFF mènent aussi des actions de sensibilisation et de prévention. C’est dans cette perspective que la campagne de sensibilisation #NeRestePasSeule a vu le jour. Cette campagne, diffusée sur les réseaux sociaux et dans les universités, a été conçue spécifiquement pour prévenir et lutter contre les violences sexistes et sexuelles faites aux étudiantes.

 

Au-delà de ces actions, les 104 CIDFF, qui constituent le premier réseau d’information juridique et d’accompagnement des femmes victimes de violences avec près de 2100 permanences sur tout le territoire, ont accueilli et informé près de 44 000 femmes victimes de violences sexistes et sexuelles en 2020.

 

Cet    accompagnement    réalisé    au    quotidien    par    notre    réseau    nous    permet    d’avoir une   vision   très   précise   des   besoins   des   femmes   victimes   de   violences.   Ces   besoins nous   poussent   à   constater   que   des   réformes   visant   à   renforcer   la   prévention   et améliorer  la  protection  des  femmes  victimes  de  violences  doivent  être  mises  en  place  :

 

Six préconisations faites par la FNCIDFF pour renforcer la prévention et améliorer la protection des femmes victimes de violences :

 

  1. Former tou·te·s les professionnel·le·s susceptibles d’être en contact avec des femmes victimes de violences (justice, police, professionnel·le·s de santé, etc.).

 

  1. Rappeler aux forces de l’ordre que la prise de plainte est obligatoire (article 15-3 du Code

de procédure pénale).

 

  1. Recourir davantage aux dispositifs de protection pour les femmes victimes de violences

(téléphone grand danger et bracelet antirapprochement).

 

  1. Sensibiliser les juges aux affaires familiales aux violences conjugales afin qu’ils prononcent

davantage d’ordonnances de protection ; dès qu’il y a violences vraisemblables, il y a danger !

 

  1. Harmoniser les financements des associations qui portent les dispositifs de protection sur

l’ensemble du territoire en proposant un financement fixe annuel.

 

  1. Permettre une meilleure coordination des différent·e·s acteur·rice·s en contact avec les femmes victimes et les auteurs de violences au niveau local (police, justice, services pénitentiaires, services sociaux et associations référentes) pour un meilleur partage d’informations et ainsi, une meilleure protection des femmes victimes de violences.

  

Contact presse :    Franck Bénéï, 01 42 17 12 13 presse@fncidff.fr

 

 

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