1 femme sur 10 reçue par les CIDFF a plus de 60 ans. Beaucoup de ces femmes sont financièrement fragiles : parmi celles en dessous de l’âge de la retraite, un tiers est sans emploi. Au global, 7% d’entre elles dépendent des ressources de leur conjoint, 3% perçoivent le RSA et 3% n’ont aucune ressource économique.
Outre les difficultés à vivre décemment, la précarité entrave le départ du foyer alors qu’un quart de ces femmes sont victimes de violences, pour la plupart au sein du couple (76% des victimes). De plus, passer l’âge de la retraite ne met pas à l’abri du travail de soin : 587 femmes de plus de 60 ans (4%) reçues dans les CIDFF sont en situation d’aidance pour leurs enfants, leurs parents ou leurs conjoints.
En 2025, plus de 2 700 mineur·es ont bénéficié d’un entretien avec les CIDFF. Plus d’1 mineur·e sur 5 (22%) a moins de 9 ans et 1 sur 10 a la nationalité d’un pays hors de l’UE. 60% de ces mineur·es sont victimes de violences, dont 29% au sein de la famille, 13% au sein du couple et 7% dans le milieu scolaire.
Les professionnel·les accompagnent beaucoup d’enfants dont les mères sont elles-mêmes suivies au sein du CIDFF pour des violences au sein du couple. Ainsi, sur plus de 8 200 entretiens menés par les professionnel·les des CIDFF avec des mineur·es, 27% ont lieu avec des psychologues.
67% des femmes reçues ayant un enfant à charge sont célibataires, en cours de séparationou veuves, et donc considérées comme étant en situation de monoparentalité.
Ces femmes sont nombreuses à être en situation de précarité ou de pauvreté : 37% sont sans emploi, 15% perçoivent le RSA et 5% n’ont aucune ressource économique. Seulement 5% d’entre elles perçoivent une pension alimentaire.

Les CIDFF ont reçu 47 000 victimes de violences au sein du couple ou de l’ex-couple. Dans l’écrasante majorité des cas (98%), l’auteur des violences est un homme. La séparation ne suffit pas à protéger les femmes, et peut même être un moment d’intensification des violences : 48% d’entre elles sont victimes de violences de la part d’un ex-partenaire.
Les femmes ne sont pas les seules victimes des violences conjugales : 68% d’entre elles ont des enfants à charge, qui subissent également les conséquences des violences et dans plus d’un tiers des cas (36%) les enfants sont également victimes directes de l’auteur.

Les CIDFF se mobilisent pour former les professionnel·les du secteur public et privé sur leurs domaines d’expertise. 2 045 sessions de formations ont été organisées en 2025, dont 18% auprès de professionnel·les d’organismes sociaux, 18% de collectivités territoriales, 11% de professionnel·les d’organismes éducatifs, 10% de professionnel·les d’organismes médicaux et 7% de forces de l’ordre.
Les thématiques abordées sont principalement les violences et l’égalité femme-homme. Les personnes formées sauront ensuite agir dans leur pratique professionnelle contre les inégalités femmes-hommes et repérer, accueillir et orienter les victimes de violences (prise de plainte pour les forces de l’ordre, impact des violences sur la santé pour les professionnel·les du médical, etc.).
